Paris continue d’attirer un ensemble d’acheteurs et de locataires très internationaux, attirés par la beauté de la ville, sa culture, la richesse de son offre gastronomique et sa réputation d’intellectualisme. Les niveaux de transaction ont baissé depuis le début de la crise financière mondiale et les changements de politique intérieure. Cependant, les fondamentaux du marché restent en place et nous sommes convaincus qu’à l’avenir, ils continueront à soutenir la stabilité des prix des propriétés de premier ordre dans les endroits les plus recherchés.

A quoi ressemble le marché de l’immobilier Parisien ?

Dans l’ensemble, la demande est supérieure à l’offre, ce qui explique la stabilité des prix. Pour les propriétés qui remplissent toutes les conditions (caractéristiques classiques, lumière, pas de vis à vis), la fourchette de prix se situe entre 10 000 et 20 000 euros par m², bien plus si la propriété est située à une adresse prestigieuse ou si elle présente un facteur “Wow” significatif, comme une vue sur une rivière ou un immeubles de rapport du 18 ou 19 ème siècle.

Les principales sources de la demande sont les riches ressortissants étrangers, principalement d’Italie, des États-Unis et du Royaume-Uni, qui sont depuis longtemps attirés par la ville, en particulier par la rive gauche. Disposant généralement d’un budget de 1 à 1,5 million d’euros, ils investissent souvent dans des pieds-à-terre situés dans le centre. Les emplacements populaires comprennent les 6e et 7e arrondissements autour de St Germain des Près, ou les 3e et 4e dans le Marais, leur permettant de bénéficier d’un goût authentique de la vie parisienne. Les nouveaux acheteurs brésiliens, chinois et indiens ont également été actifs dans les quartiers les plus chers de Paris (6e, 7e et 8e arrondissements).

Ces dernières années, nous avons constaté une augmentation du nombre d’acheteurs étrangers investissant à Paris pour des raisons de sécurité personnelle et financière. Souvent originaires de pays politiquement ou économiquement instables, notamment du Moyen-Orient et d’autres pays de la zone euro comme l’Italie et la Grèce, ils ont tendance à posséder des budgets plus importants, généralement supérieurs à 2 millions d’euros, à investir.

La diminution du nombre de biens disponibles sur le marché signifie également que les acheteurs que nous avons en portefeuille, qui recherchent des appartements de deux ou trois chambres dans des bâtiments historiques pleins de charme, n’ont guère le choix. Cependant, un résultat positif des conditions actuelles du marché immobilier est la collaboration accrue entre les professionnels du marché du logement, désireux de faciliter le mouvement sur le marché.

A quoi ressemble l’investisseur type sur Paris

L’étude révèle que la majorité des investisseurs privés sont des couples mariés (59%) de plus de 40 ans (72%, l’âge moyen étant de 46 ans) avec un revenu locatif moyen de 67 500 euros. Cependant, les revenus moyens diffèrent d’une région à l’autre, les revenus les plus élevés pour les investisseurs locatifs privés se trouvant dans les régions Île-de-France (74 390 euros) et Rhône-Alpes (73 600 euros).

Selon le rapport, plus des trois quarts des investisseurs étaient satisfaits de leurs placements au premier semestre 2015, dont 26 % très satisfaits et 51 % plutôt satisfaits. Cette part d’investisseurs – satisfaits, en totalité ou en partie – est en nette progression depuis deux ans : 66 % en 2013, 74 % en 2014 et 77 % en 2015.

Quels sont les biens les plus demandés sur Paris ?

La surface moyenne en mètres carrés acquise par les investisseurs locatifs est de 41m2, ce qui correspond généralement à un appartement de 2 chambres. En effet, ces dernières années ont vu les investisseurs se concentrer sur des biens plus petits, principalement des studios ou des 2 lits. Cette tendance s’est poursuivie au premier semestre 2015, ces types de biens constituant 59% des biens immobiliers achetés par les investisseurs privés. Ils privilégient aussi généralement les appartements (90 %) aux maisons (10 %) et 53 % des investisseurs choisissent d’acheter des biens dans une grande ville plutôt que dans des villes plus petites ou à la campagne.

L’immobilier reste un investissement privilégié : À la question “Préférez-vous investir dans l’immobilier, l’assurance-vie, l’épargne sécurisée ou la bourse ?”, 57 % des personnes interrogées ont choisi l’immobilier comme premier choix.

Pourquoi investir sur Paris ?

La perspective de payer moins d’impôts est la principale raison d’investir dans l’immobilier – notamment dans le neuf – 54% des 3000 clients du Crédit Foncier interrogés mentionnent la fiscalité avantageuse en place comme principale motivation pour investir dans l’immobilier. 44% des personnes interrogées ont été motivées par la perspective d’un revenu complémentaire pendant la retraite et 41% ont investi pour se constituer un patrimoine.

Différentes lois offrant des avantages fiscaux aux investisseurs se sont succédé ces derniers temps, chacune portant le nom d’un ministre du logement différent. Leur objectif est double : encourager la construction neuve et inciter fortement à l’investissement locatif, notamment dans les zones présentant une pénurie d’offres locatives.

Dans la continuité de la loi Duflot, la loi Pinel – entrée en vigueur le 1er septembre 2014 – a été mise en place pour encourager l’investissement locatif, notamment dans l’immobilier neuf.

S’appliquant aux transactions réalisées entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016, elle permet aux investisseurs locatifs de bénéficier de 2 % de réduction d’impôt par an de la 1ère à la 9ème année de mise en location du bien, avec une réduction d’impôt supplémentaire de 1 % par an de la 10ème à la 12ème année.

Des avantages fiscaux supplémentaires s’appliquent si le bien est loué aux ascendants ou descendants du propriétaire – parents ou enfants. Pour bénéficier de la nouvelle loi, le bien doit être situé dans une zone où il y a une pénurie de logements locatifs, et doit répondre à une norme générale de performance énergétique.

Qui investit dans l’immobilier sur Paris ?